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Ulpiano Checa


  

 

ULPIANO CHECA

(Colmenar-de-Oreja 1860-Dax1916)
 

 Ulpiano Checa est né dans une famille modeste. Enfant, il montre des facultés pour le dessin, et il fut remarqué par un mécène qui lui fera suivre des cours à Madrid à l’Académie de San Fernando. A l’âge de 19 ans, il obtient le poste à l’Académie de  professeur assistant en perspective, et en 1881, il commence sa collaboration en tant que dessinateur à la Ilustración Española y Americana.

En 1884, il obtient le Prix de l’Académie Espagnole à Rome, et ainsi il peut continuer sa formation dans la capitale italienne de 1884 à 1888, d’où il envoie à Madrid plusieurs œuvres : « Numa Pompilius et la Nymphe Egérie »1885 (propriété du Musée du Prado-Madrid), « L’invasion des barbares » 1887 (Détruite dans l’incendie de l’Université de Valladolid -25/4/1939, après la fin de la Guerre Civile Espagnole), 1ère classe à l’Exposition Nationale des Beaux-Arts de Madrid en 1887, puis 2ème classe à l’Exposition Internationale de Vienne, en 1888. Il finit sa formation à l’âge de 28 ans, et après quelques différends avec les institutions académiques espagnoles, il s’installe définitivement en France, à Paris, et participe régulièrement aux salons officiels, où il devient vite important.

Dessinateur : il  tenait à présenter ses dessins et lavis dans toutes ses expositions individuelles conjointement avec ses toiles. Dès sa première exposition personnelle à la Galerie Georges Petit en 1895, il expose ses œuvres sur papier. Il fera de même, avec la vigueur qui le caractérise, dans toutes les expositions qui suivront, dans les salons en France, en Europe, en Amérique et au Maghreb.

Son savoir-faire comme dessinateur et ses connaissances en perspective lui permettent de conseiller ses amis peintres dans ces domaines. Aussi, dès qu’il le peut, encourage-t-il des femmes artistes pour qui les écoles de Beaux-Arts étaient d’un accès difficile : il leur ouvre son  atelier en France et en Amérique.

Il introduit une utilisation particulière du crayon à double couleur rouge et bleue pour ses esquisses, jusqu’à son dernier connu Vision d’Afrique, (1913).

           

Au XXIè siècle sa reconnaissance comme dessinateur arrive en 2003 grâce au travail de Sandra Tatsakis, qui présente les œuvres de plusieurs artistes et musées regroupées dans une compilation qui sera exposée internationalement.

 

 

 

                                                                   

Lithographe : il est membre actif à la Société des peintres lithographes. Membre du jury pour le centenaire de la lithographie (1895). L’arrivée à Paris- Salon 1896.

Il participe à l’essor et au développement de l’affiche lithographique avec Jules Chéret, Etienne Dinet, Eugène Grasset.

C’est dans un salon littéraire parisien qu’il fera la connaissance de Mathilde Chayé, d’origine pyrénéenne ayant vécu en Argentine et propriétaire d’une villa à Bagnères-de-Bigorre. Ils se marieront en 1890 à Paris. La presse de l’époque fait l’écho de ce mariage. C’est ainsi qu’Ulpiano Checa viendra séjourner à Bagnères-de-Bigorre.

Pendant ces séjours, il participe à la vie culturelle et sociale de la ville, il réalise quelques portraits de ses relations, et son atelier devient un lieu où il reçoit des écrivains, des musiciens et  des peintres venus du monde entier. Par ailleurs, il réalise des peintures murales à l’église de Lacquy, (Landes).

 

Ulpiano Checa manifeste sa sympathie et son intérêt pour la ville de Bagnères-de-Bigorre, en réalisant gracieusement des affiches publicitaire lithographiques, entre 1891 et 1897, pour le compte des Chemins de Fer d’Orléans, du Midi et du Nord.

Deux affiches font La promotion de Bagnères, et des thermes présentant un couple d’élégants à dos d’âne dans les alentours de Bagnères, ainsi qu’une belle bagnéraise au capulet, sous les traits de Philadelphe de Gerde.

De sa vie à Bagnères nous avons gardé quelques écrits de personnalités qui l'ont côtoyé, Blanche Odin,  Jean-Paul Clarens, et enfin Charles Lacoste.

 

UN BAGNERAIS D’ADOPTION

Le peintre Ulpiano Checa

(1860-1916)
Communication du Dr Ch. Lacoste, bulletin Société Ramond, années 1953-1954-1955, p55 à 57.

 

Ulpiano, Checa, peintre espagnol de la fin du XIXè siècle a séjourné à Ba­gnères plusieurs mois par an de 1890 à 1916. La villa où il a habité, l'atelier où il a conçu, réalisé plusieurs tableaux dont s'enorgueillissent les grands musées européens.

Il nous a paru équitable d'évoquer devant la Société Ramond le souvenir d'un éminent artiste, bagnérais d'adoption, qui aima notre cité et sut y acquérir de profondes sympathies.

Ulpiano Checa est né à Colmenar de Oreja, province de Madrid, le 3 avril 1860. Elève à l'Ecole des Beaux-Arts de Madrid de F. de Madrazo et de P. Gou­zalvo, il paraît avoir été particulièrement influencé par ce dernier maître qui lui enseigna la perspective. En 1884, à 24 ans, il obtint le Grand prix de Rome espagnol de peinture et son goût de l'architecture et des paysages de l'antiquité se développa harmonieusement pendant son séjour dans la ville éternelle.

 

       

 

Mais sa nature reste insatisfaite de l'immobilisme des ruines, si grandioses soient-elles, et Checa, qui est déjà et demeurera un peintre de l’action et du mouvement, n'y voit que le décor qu'il animera de scènes et de personnages, fruits de son imagination. De Rome, il envoie une Nymphe Egérie, un Numa Pompilius très remarqués.

 

 

L'invasion des barbares, exposée à Madrid en 1887 et à Vienne en 1888, attire l'attention de la critique sur le jeune peintre. Ce tableau, longtemps exposé au Musée des arts modernes de Madrid, a été détruit par un incendie au cours de la guerre civile. Des pourparlers sont en cours pour assurer son remplacement par Les Derniers jours de Pompéi.

         

  

A Paris, le salon des artistes français accueille avec faveur son Enlèvement de Proserpine.

En 1889, Checa se fixe à Paris et peint une vue de la Place de la République.

L'année suivante, il épouse Mademoiselle Mathilde Chayé dont les parents sont propriétaires de la villa de Bagnères où le ménage, fixé à Paris, viendra chaque année passer quelques mois.

Monsieur Checa aimait beaucoup la vie de famille, trouvant auprès de Madame Checa une compagne délicate qui le comprenait parfaitement et détournait de l'artiste tous les soucis matériels susceptibles de le distraire de ses travaux.

 

    

 

Quatre enfants vinrent. L'un mourut en bas âge. Un fils, Luis, qui décéda à l'âge de 40 ans, avait hérité de son père un goût très sûr pour la peinture et a beaucoup vécu à Bagnères.

 

Un autre fils, Félipe, qui a passé à Bagnères une grande partie de ses vacances d'étudiant, réside actuellement à Menton.

Leur fille, Carmen, a épousé en 1920 Monsieur Degusseau, ingénieur E. C. P. Très attirée par Bagnères, elle habite la maison familiale avec son mari. Leurs trois filles se retrouvent toujours avec joie dans la ville où elles ont été en partie élevées.

Monsieur Checa, au temps où il devint notre compatriote fut très vite sympathique. De taille moyenne, bien prise, et de figure ouverte avec un regard très vif et pénétrant, très brun avec un teint clair, des mouvements vifs, sa séduction réelle s'exerçait surtout par une conversation spirituelle et agréable, aux réparties enjouées et drôles. Il fut vite entouré d'amitiés solides et durables de personnalités cultivées, en ces temps où l'urbanité et la vie intellectuelle de Bagnères pouvaient justifier jusqu'à un certain point le renom trop flatteur d'Athè­nes des Pyrénées que Monseigneur Schoepffer décernait à notre cité.

 

 

 

Dans ce cercle d'amis, on trouve les membres de la famille Achard où il était fréquemment reçu, le sculpteur Gardy, Monsieur G. Latécoère, les docteurs Déjeanne, Gandy, Collongues, Messieurs Arnaud Lacoste, Dominique Berrut, Paul Bénézech. Ces amis qui s'efforçaient de lui rendre son séjour aussi agréable qu'ils le pouvaient, se plaisaient à venir le voir peindre dans son atelier, situé au nord de la villa et où il composa quelques-unes de ses toiles les plus célèbres comme les Derniers Peaux Rouges (1893) où des chevaux lancés dans un galop tragique semblent émerger de la toile, la Naumachie (1894) où s'affron­tent dans un combat à mort les gladiateurs nautiques du Cirque.

La célébrité de Checa est déjà consacrée par l'envoi en 1890 au Salon des artistes français de la Course de chars à Rome, son chef-d'œuvre qui a un retentissement universel, a été l'objet d'innombrables reproductions picturales ou iconographiques et est devenu un des ornements de National Gallery à Londres.

 

   

    

Dans ce tableau, éclataient les riches ressources du peintre parvenu, dès l'âge de 30 ans à sa maturité tant dans la perspective que dans le mouvement, le coloris, le souci scrupuleux du détail.

L'érudition de Checa, qui rappelle celle de Gérôme, se complétait par l'étude constante des ouvrages et documents susceptibles de préciser ses connaissances sur le costume, les armes, le harnachement. On retrouve ce soin méticuleux du détail dans la plupart de ses œuvres : Invasion d'Attila (1892), Le Ravin de Waterloo (1895), tableau appartenant à la mairie de son pays natal, l’Entrée des chars au Colisée (1896), La Foire de Séville (1898), Don Quichotte combattant les moutons (1899), Mazeppa (1900).

 

 

 

Partout il donne libre cours à une puissante imagination évocatrice tempérât par la recherche de la vérité historique. Il s'apparente ainsi aux classiques en y joignant un sens du mouvement et de la couleur qui en atténue la sécheresse.

Observateur précis des formes en mouvement, il a été, amené à devenir un des animaliers les plus complets de son temps. Comme Meissonier, il fût attiré par la peinture du cheval, par « cette gamme de couleurs et de lumières,  cet « œil calme ou excité, les frissons de cette robe et les ondes qui la parcourent, « la variété de ses lignes et la beauté infinie de leurs combinaisons... »

Sans doute, sa passion du cheval, bien qu'il ne fut pas cavalier, a-t-elle pu se satisfaire pendant ses séjours dans la vallée, de l'Adour où les amateurs étaient alors nombreux et où l'élevage de l'anglo-arabe était à son apogée.

Si dans sa première manière, Les trois vieillards, il se ressent encore de l'influence des classiques espagnols de l'âge précédent, amoureux des gris des bruns tristes et ternes que relève le dessin, l’impressionnisme dont le mouvement est né en même temps que lui, ne tarde pas à marquer le talent de Checa, comme il a inspiré d'autres peintres d'outre Pyrénées, Sorolla y Bastida, Santiago Rossinol, qui recherchent les effets lumineux chers à l'école de Manet ou de Claude Monet, l'apposition, même excessive ou brutale dans les contrastes des jaunes et des violets, des oranges et des bleus que l'on retrouve surtout dans ses œuvres d'inspiration espagnole.

En résumé, on peut dire que Checa a traité des sujets extrêmement divers avec un vif succès, scènes de la vie courante, portraits nombreux, fleurs, scènes historiques.

   

    

 Partout, on retrouve un sens de la vie, un coloris puissant, des tons chauds mais toujours justes, alliés à une science précise de la composition, à des qualités de dessinateur qui font de Checa un grand peintre. A juste titre, il a acquis une haute réputation par son excellence dans la peinture des chevaux en mouvement, à toutes les allures jusqu'au galop de charge - Waterloo - Course de Chars - Pompeï. Sa production fut considérable ; ses tableaux sont aujourd'hui disséminés dans le monde entier, en Espagne, en France, en Angleterre, en Amérique du Sud (Portrait du Général Mitre en Argentine). Checa, depuis l'âge de 30 ans, reste en contact avec l'école française et ne cesse d'exposer, toujours avec succès aux salons officiels. Il y envoie Chevaux à l'abreuvoir, en 1908 ; Un jour de marché en Espagne, en 1904 ; La Halle, en 1907; Le Balcon, en 1909.    

       

  

                                                                         Jean-Paul Clarens-Heures vécues1895              

                 

Le Musée Salies de Bagnères n'a pu conserver de lui qu’une « Feria » et nous regrettons que de cette production grandiose et généreuse, il ne reste que de très rares œuvres d'inspiration pyrénéenne en dehors de la Diligence des Pyrénées - Uri Char à bœufs de la Vallée de Campan, un triptyque offert à son ami Dominique Berrut évoquant la chasse aux palombes. Dans son atelier figure encore une frise, pochade pleine de verve représentant une procession à Bagnères et où les anciens reconnaissent quelques personnalités amies du peintre. Checa, nous l'avons dit, ne pouvait certes pas encourir le reproche de ne pas savoir dessiner, que des jaloux adressaient à Delacroix : il a en effet laissé des illustrations, des lithographies remarquables, en particulier de belles compositions sur la vie de Napoléon 1er. On retrouve aussi son sens aigu du mouvement dans quelques sculptures de sa main, telles 'que Peau Rouge au galop, Char Romain, Courrier du Tsar, Don Quichotte qui ont été abondamment reproduites. Parmi ses dernières œuvres, nous ne rappellerons que La femme Kabyle (1910), Entre deux oasis (1911), Crépuscule (1912), Halte à la fontaine (1914).

  

 

 

Médaillé aux expositions de Paris, Vienne, Madrid, Chicago, grande médaille d'or à l'Exposition de 1900, Checa était Chevalier de la Légion d'Honneur et Chevalier de l'Ordre de Charles II d'Espagne. Sa robuste santé qui semblait garante d'une longévité active s'altéra brusquement vers 1916 et il mourut à Dax en 1916, à l'âge de 56 ans. En des temps moins cruels, il aurait certainement obtenu de la critique l'hom­mage que méritait un grand talent qui apparente Checa aux peintres les plus éminents de la fin du XIXè siècle.

 

Ulpiano Checa contracte une urémie en 1910. Au début de la guerre 1914-1918, les Checa s’installent à Bagnères-de-Bigorre, il part se soigner à Dax. Il décède le 6 janvier 1916. En 1960 ses héritiers ont fait une importante donation de ses œuvres à sa ville natale, près de Madrid, où il est inhumé avec son épouse, et qui a donné naissance a un musée qui lui est consacré et porte  son nom.

 

 

Il est intéressant de consulter les ouvrages :

 

-Diccionario de pintores y escultores españoles del S.XX-1994-FORUM-ARTS.SA

-Pintores españoles en Roma (1850-1900) TUSQUETS EDITORES-1987

-Imagenes de una España romantica a una España de luz- Catálogo Museo San Telmo-1990

-Los Orientalistas de la escuela española –Eduardo Dizi Caso-ACR Edicion-1997

-Otros emigrantes- Pintura esañola del Museo de Bellas artes de Buenos Aires.1994-Caja Madrid

-Pintors espanyols a Paris 1880-1910 -Fundació « La Caixa »2000

-Jean-Paul Clarens : Heures vécues- Savine, 1895

- Zacharie Astruc : Le Généralife, Sérénades et songes , Société Française d´Editions d´Art, Paris 1897

-Ulpiano Checa : La Perspective  Société Française D'éditions D'art L. H. May 1900

-Spanish Master Drawings 1500-1900- Sandra Tatsakis - - Museum Boijmans Van Beuningen, Rijksmuseum …2003

 

 

 

 

 

Zacharie Astruc-Ulpiano Checa…Sérénades et Songes !                                                                          

 

                                                                                                                                  

            « Un atelier aux Batignolles »   Z.Astruc par Edouard Manet    Z.Astruc par Carolus-Duran  Z.Astruc par U.Checa 

               Henri Fantin-Latour

 

Nous connaissons Z. Astruc comme critique d’art, poète, peintre et sculpteur, ami  et défenseur  de Manet, Monet,  Fantin-Latour, ou Georges Sand. Son image est immortalisée, assis à côté de Manet, dans le « Groupe des Batignolles » d'Henri Fantin-Latour ou bien  ses portraits sont réalisés par Edouard Manet ou  Carolus-Duran.

Astruc est aussi voyageur, dans un élan post-romantique,  découvreur des œuvres, des monuments et artistes tombés dans l’oubli à l’époque. Il joua un rôle important dans la redécouverte, de l’œuvre de Berruguete, et du Greco. Il prépare ses voyages  et séjours en Espagne, avec des indications minutieuses.

 

 

 

  

Préface de l’ouvrage de Zacharie Astruc :

 

Quittant Rome, le cirque el les quadriges d'or, 
Les monts pyrénéens aux splendeurs azurées, 
Tu vins à moi, Checa, te révélant encor, 
Semant de tes rayons mes pages inspirées.

L'Histoire, la Légende et le Drame et la Mort, Les gaîtés du soleil sur des fleurs déchirées,
Le rire empreint de deuil, le songe en son essor 
Ont su te révéler des sources ignorées.

Tu puisas dans ce thème idéal ; tu voulus
Me suivre ; nous étions les voyageurs élus Portés d'un même élan, brûlés des mêmes flammes.

Le blanc Généralife est sorti de nos âmes ;
La plume et le crayon allumaient leurs flambeaux, 
Nos mains ressuscitaient les antiques tombeaux.

 

                                                                                                                                           

U. Checa  réalisera plus de quatre-vingt dessins qui serviront  à illustrer  ses textes.

En 1895, Checa  commence à travailler à l’encre de Chine-plume et lavis, pour illustrer les textes de Zacharie Astruc qui sont  édités en 1897, par la Société Française d’Editions d’Art.

 

     

 

 

 

 

 

 

“ Le train bleu”                                                                             

   Apothéose de l’Art-nouveau                                                                                                                                            

 

                          

                       Gare de  Lyon - Paris | «Le Train Bleu »,     | Monte-Carlo, Toulon, Arles et Montpellier.

                              

                                                                                                                                                                                                      Fusain et gouache blanche | 90 x 73 cm, avec cadre | c.1900. Projet pour les grands plafonds peints au Buffet de la Gare de  Lyon à Paris «Le Train Bleu », Monument National,

Représentant les villes de Monte-Carlo, Toulon, Arles et Montpellier.                                                                                                                                                                                                                       

 

 

Paris 1900 : Checa est présent partout (salon, évènements culturels…), avec toute la diversité de sa palette artistique : dessins, peintures monumentales, projets de costumes, illustrations, affiches, lithographies…

Cette année là, Checa publie « La perspective » son  grand  traité de perspective, théorique et pratique, avec des illustrations.

C’est dans le Paris 1900 qu’il réalise ses peintures murales Art-nouveau.

 

 

« La perspective » « La toilette de Vénus »

 

                                                                                                                                                                                                                                       

Certaines pour des commandes privées : salons littéraires et hôtels particuliers, comme « La toilette de Vénus » reproduite dans son traité : « La perspective » ; d’autres pour honorer des commandes publiques, comme les décorations de plafond du « Buffet de la gare » à la gare de Lyon, (qui deviendra  ensuite le restaurant « Le train bleu » et sera déclaré monument historique par André Malraux en 1972).

U. CHECA - LA PERSPECTIVE – Société Française d’éditions d’Art - L. H. May.- Paris 1900 -comprenant 67 problèmes et 100 planches avec texte explicatif et applications pratiques.

La gare était un énorme monument dont l’horloge située à soixante-quatre mètres de haut avançait de cinq minutes afin que les voyageurs ne ratent pas leur train.

Le 07 avril 1901, quand le président Emile Loubet inaugure « Le buffet de la gare » et la nouvelle gare de Lyon à Paris, la compagnie P.L.M. était au sommet de sa puissance. Elle mobilisa une trentaine d’artistes pour célébrer les régions ou les villes qu’elle desservait …. Paris, Lyon et Marseille, mais aussi Alger, Avignon, Grenoble ou Monte-Carlo.

 

C’est aussi à Paris, en 1900, Ulpiano Checa fait la connaissance de Juan de Zorrilla de San Martín, (né en 1855 à Montevideo, mort en 1931, poète Urugayen), lequel était alors ministre plénipotentiaire d’Uruguay en France. Les deux hommes se lient d’amitié et Zorilla de San Martín demande à Ulpiano d’illustrer son poème, Tabaré. Par la suite, Checa visitera « el Río de la Plata » où se situe l’histoire de Tabaré.

                                                                                                                                                                                                                                                                   Dessins et lavis réalisés pour illustrer Tabaré de Juan Zorrilla de San Martín

 

  

Il illustre aussi  Quo Vadis ? par l’image  dans L’art du théâtre  (1901)

Checa est présent, hors-concours, au Salon des Artistes français 1900, avec des huiles, et des œuvres sur papier. Aussi

à l’Exposition universelle 1900, et il obtient une grande médaille d'or avec « Les derniers moments de Pompéi ».

Il réalise aussi une des grandes affiches lithographiques annonçant l’exposition : « L’Andalousie au temps des Maures ».

 

http://www.youtube.com/watch?v=-MFW-mRNY1c  

 

http://www.youtube.com/watch?v=PMgDGGSNlvM    

 

 

Pour rendre hommage à Blanche Odin et Ulpiano Checa, un catalogue présente deux artistes de la fin du XIXè, passionnés par les oeuvres sur papier : fusain, crayon de couleur, lavis sépia, encre de chine, brou de noix, aquarelle sont à découvrir dans cette édition 2012, en vente au Musée Salies :

Blanche Odin, Ulpiano Checa, La Rencontre, 1890-1916. Musée Salies-Bagnères-de-Bigorre - 25€ + frais de port 3€ (réglement à l'ordre du Trésor Public).

 

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