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  Ulpiano Checa
Ulpiano Checa


 

Avec cet événement, Bénédicte Magnin et le Musée des Beaux-Arts  Salies, s’associent au travail de catalogage de l’œuvre de Ulpiano Checa réalisé actuellement par M. Etcheandia, en accord avec les ayants droit.

En cours :  

Catalogue raisonné, 

Ulpiano Checa,(Colmenar de Oreja 1860 - Dax 1916 )

œuvres sur papier.

 

Catálogo razonado | obras sobre papel

 

CATALOGUE OF ARTWORKS | Drawings | Watercolours

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ULPIANO CHECA

(Colmenar-de-Oreja 1860-Dax1916)
 

Ulpiano Checa est né dans une famille modeste. Enfant, il montre des facultés pour le dessin, et il fut remarqué par un mécène qui lui fera suivre des cours à Madrid à l’Académie de San Fernando.

A l’âge de 19 ans, il obtient le poste à l’Académie de  professeur assistant en perspective, et en 1881, il commence sa collaboration en tant que dessinateur à la Ilustración Española y Americana.

 

En 1884, il obtient le Prix de l’Académie Espagnole à Rome, et ainsi il put continuer sa formation dans la capitale italienne de 1884 à 1888, d’où il envoie à Madrid plusieurs œuvres : « Numa Pompelius et la Nymphe Egérie »1885 (propriété du Musée du Prado-Madrid), « L’invasion des barbares » 1887(Détruite dans l’incendie de l’Université de Valladolid-6/4/1939, après la fin de la Guerre Civile Espagnole), 1ère classe à l’Exposition Nationale des Beaux-Arts de Madrid en 1887, puis 2ème classe à l’Exposition Internationale de Vienne, en 1888.  

   

 

Il finit sa formation à l’âge de 28 ans, et après quelques différents avec les institutions académiques espagnoles, il s’installe définitivement en France, à Paris, et participe régulièrement aux salons officiels, où il devient vite important.

 

Dessinateur : il  tenait à présenter ses dessins et lavis dans toutes ses expositions individuelles conjointement avec ses toiles.                                                Dès sa première exposition personnelle à la Galerie Georges Petit en 1895, il expose ses œuvres sur papier, ainsi que dans toutes les expositions qui suivront dans  des salons en France, en Europe, en Amérique et au Maghreb, avec la vigueur qui le caractérise. Il présente de multiples esquisses et études ou bien des œuvres dont le papier  est le début et  la fin.   Il est ainsi normal dans ses expositions, qu’il présente plus d’œuvres sur papier que d’huile.

Il tient à présenter ses dessins et aquarelles, comme des œuvres à part entière, sans encadrement où encadrées très sobrement.

Son savoir-faire comme dessinateur et ses connaissances en perspective font qu’il peut conseiller ses amis peintres dans la matière, aussi dès qu’il put, il encouragea des femmes artistes qui à l’époque étaient interdites aux écoles des Beaux-Arts et il ouvrit pour elles son atelier en France et aussi durant ses séjours en Amérique.

Il introduit une utilisation particulière du crayon à double couleur rouge et bleue pour ses esquisses, jusqu’à son dernier connu Vision d’Afrique 1913.

 

 

Au XXème siècle sa reconnaissance comme dessinateur arrive en 2003 grâce au travail de Sandra Tatsakis, qui présente les œuvres de plusieurs artistes et musées pour présenter une compilation dans une exposition internationale présentée dans plusieurs continents.

 

Lithographe : il est membre actif à la Société des peintres lithographes, il participe à ses expositions. Membre du jury pour le centenaire de la lithographie (1895). L’arrivée à Paris- Salon 1896. Il participe à l’essor et au développement de l’affiche lithographique avec Jules Chéret, Etienne Dinet, Eugène Grasset.

                                                                   

C’est dans un salon littéraire parisien qu’il fera la connaissance de Mathilde Chayé, d’origine pyrénéenne ayant vécu en Argentine et propriétaire d’une villa à Bagnères-de-Bigorre. Ils se marieront en 1890 à Paris. La presse de l’époque fait l’écho de ce mariage. C’est ainsi qu’Ulpiano Checa viendra séjourner à Bagnères-de-Bigorre régulièrement jusqu’à s’y installer définitivement.

Pendant ces séjours, il participe à la vie culturelle et sociale de la ville, il réalise quelques portraits de ses relations, et son atelier devient un lieu où il reçoit des écrivains, des musiciens et  des peintres venus de partout dans le monde.

Aussi il réalise des peintures murales à Lacquy.

 

Ulpiano Checa ne cherchant plus une reconnaissance déjà acquise, il montrera gracieusement sa sympathie et son intérêt pour la ville de Bagnères-de-Bigorre, pour qui il réalisa sa première affiche publicitaire lithographique, participant à la promotion de Bagnères-de-Bigorre et ses thermes, ainsi que d’autres affiches entre 1891 et 1897. De sa vie à Bagnères nous avons gardé des traces par quelques écrits qui ont su le côtoyer comme Blanche Odin à travers sa  correspondance, ou des articles de journalistes comme Jean-Paul Clarens ou des études comme le texte de Charles Lacoste dans son article publié par la Société Ramond, qui nous aide à situer l’artiste dans son temps à Bagnères.

 

UN BAGNERAIS D’ADOPTION

Le peintre Ulpiano Checa

(1860-1916)
Communication du Dr Ch. Lacoste, bulletin Société Ramond, années 1953-1954-1955, p55 à 57.

 

Ulpiano, Checa, peintre espagnol de la fin du XIXè siècle a séjourné à Ba­gnères plusieurs mois par an de 1890 à 1916. La villa où il a habité, l'atelier où il a conçu, réalisé plusieurs tableaux dont s'enorgueillissent les grands musées européens.

Il nous a paru équitable d'évoquer devant la Société Ramond le souvenir d'un éminent artiste, bagnérais d'adoption, qui aima notre cité et sut y acquérir de profondes sympathies.

Ulpiano Checa est né à Colmenar de Oreja, province de Madrid, le 3 avril 1860. Elève à l'Ecole des Beaux-Arts de Madrid de F. de Madrazo et de P. Gou­zalvo, il paraît avoir été particulièrement influencé par ce dernier maître qui lui enseigna la perspective. En 1884, à 24 ans, il obtint le Grand prix de Rome espagnol de peinture et son goût de l'architecture et des paysages de l'antiquité se développa harmonieusement pendant son séjour dans la ville éternelle.

 

       

 

Mais sa nature reste insatisfaite de l'immobilisme des ruines, si grandioses soient-elles, et Checa, qui est déjà et demeurera un peintre de l’action et du mouvement, n'y voit que le décor qu'il animera de scènes et de personnages, fruits de son imagination. De Rome, il envoie une Nymphe Egérie, un Numa Pompilius très remarqués.

 

 

L'invasion des barbares, exposée à Madrid en 1887 et à Vienne en 1888, attire l'attention de la critique sur le jeune peintre. Ce tableau, longtemps exposé au Musée des arts modernes de Madrid, a été détruit par un incendie au cours de la guerre civile. Des pourparlers sont en cours pour assurer son remplacement par Les Derniers jours de Pompéi.

         

  

A Paris, le salon des artistes français accueille avec faveur son Enlèvement de Proserpine.

En 1889, Checa se fixe à Paris et peint une vue de la Place de la République.

L'année suivante, il épouse Mademoiselle Mathilde Chayé dont les parents sont propriétaires de la villa de Bagnères où le ménage, fixé à Paris, viendra chaque année passer quelques mois.

Monsieur Checa aimait beaucoup la vie de famille, trouvant auprès de Madame Checa une compagne délicate qui le comprenait parfaitement et détournait de l'artiste tous les soucis matériels susceptibles de le distraire de ses travaux.

 

    

 

Quatre enfants vinrent. L'un mourut en bas âge. Un fils, Luis, qui décéda à l'âge de 40 ans, avait hérité de son père un goût très sûr pour la peinture et a beaucoup vécu à Bagnères.

 

Un autre fils, Félipe, qui a passé à Bagnères une grande partie de ses vacances d'étudiant, réside actuellement à Menton.

Leur fille, Carmen, a épousé en 1920 Monsieur Degusseau, ingénieur E. C. P. Très attirée par Bagnères, elle habite la maison familiale avec son mari. Leurs trois filles se retrouvent toujours avec joie dans la ville où elles ont été en partie élevées.

Monsieur Checa, au temps où il devint notre compatriote fut très vite sympathique. De taille moyenne, bien prise, et de figure ouverte avec un regard très vif et pénétrant, très brun avec un teint clair, des mouvements vifs, sa séduction réelle s'exerçait surtout par une conversation spirituelle et agréable, aux réparties enjouées et drôles. Il fut vite entouré d'amitiés solides et durables de personnalités cultivées, en ces temps où l'urbanité et la vie intellectuelle de Bagnères pouvaient justifier jusqu'à un certain point le renom trop flatteur d'Athè­nes des Pyrénées que Monseigneur Schoepffer décernait à notre cité.

 

 

 

Dans ce cercle d'amis, on trouve les membres de la famille Achard où il était fréquemment reçu, le sculpteur Gardy, Monsieur G. Latécoère, les docteurs Déjeanne, Gandy, Collongues, Messieurs Arnaud Lacoste, Dominique Berrut, Paul Bénézech. Ces amis qui s'efforçaient de lui rendre son séjour aussi agréable qu'ils le pouvaient, se plaisaient à venir le voir peindre dans son atelier, situé au nord de la villa et où il composa quelques-unes de ses toiles les plus célèbres comme les Derniers Peaux Rouges (1893) où des chevaux lancés dans un galop tragique semblent émerger de la toile, la Naumachie (1894) où s'affron­tent dans un combat à mort les gladiateurs nautiques du Cirque.

La célébrité de Checa est déjà consacrée par l'envoi en 1890 au Salon des artistes français de la Course de chars à Rome, son chef-d'œuvre qui a un retentissement universel, a été l'objet d'innombrables reproductions picturales ou iconographiques et est devenu un des ornements de National Gallery à Londres.

 

   

    

Dans ce tableau, éclataient les riches ressources du peintre parvenu, dès l'âge de 30 ans à sa maturité tant dans la perspective que dans le mouvement, le coloris, le souci scrupuleux du détail.

L'érudition de Checa, qui rappelle celle de Gérôme, se complétait par l'étude constante des ouvrages et documents susceptibles de préciser ses connaissances sur le costume, les armes, le harnachement. On retrouve ce soin méticuleux du détail dans la plupart de ses œuvres : Invasion d'Attila (1892), Le Ravin de Waterloo (1895), tableau appartenant à la mairie de son pays natal, l’Entrée des chars au Colisée (1896), La Foire de Séville (1898), Don Quichotte combattant les moutons (1899), Mazeppa (1900).

 

 

 

Partout il donne libre cours à une puissante imagination évocatrice tempérât par la recherche de la vérité historique. Il s'apparente ainsi aux classiques en y joignant un sens du mouvement et de la couleur qui en atténue la sécheresse.

Observateur précis des formes en mouvement, il a été, amené à devenir un des animaliers les plus complets de son temps. Comme Meissonier, il fût attiré par la peinture du cheval, par « cette gamme de couleurs et de lumières,  cet « œil calme ou excité, les frissons de cette robe et les ondes qui la parcourent, « la variété de ses lignes et la beauté infinie de leurs combinaisons... »

Sans doute, sa passion du cheval, bien qu'il ne fut pas cavalier, a-t-elle pu se satisfaire pendant ses séjours dans la vallée, de l'Adour où les amateurs étaient alors nombreux et où l'élevage de l'anglo-arabe était à son apogée.

Si dans sa première manière, Les trois vieillards, il se ressent encore de l'influence des classiques espagnols de l'âge précédent, amoureux des gris des bruns tristes et ternes que relève le dessin, l’impressionnisme dont le mouvement est né en même temps que lui, ne tarde pas à marquer le talent de Checa, comme il a inspiré d'autres peintres d'outre Pyrénées, Sorolla y Bastida, Santiago Rossinol, qui recherchent les effets lumineux chers à l'école de Manet ou de Claude Monet, l'apposition, même excessive ou brutale dans les contrastes des jaunes et des violets, des oranges et des bleus que l'on retrouve surtout dans ses œuvres d'inspiration espagnole.

En résumé, on peut dire que Checa a traité des sujets extrêmement divers avec un vif succès, scènes de la vie courante, portraits nombreux, fleurs, scènes historiques.

   

    

 Partout, on retrouve un sens de la vie, un coloris puissant, des tons chauds mais toujours justes, alliés à une science précise de la composition, à des qualités de dessinateur qui font de Checa un grand peintre. A juste titre, il a acquis une haute réputation par son excellence dans la peinture des chevaux en mouvement, à toutes les allures jusqu'au galop de charge - Waterloo - Course de Chars - Pompeï. Sa production fut considérable ; ses tableaux sont aujourd'hui disséminés dans le monde entier, en Espagne, en France, en Angleterre, en Amérique du Sud (Portrait du Général Mitre en Argentine). Checa, depuis l'âge de 30 ans, reste en contact avec l'école française et ne cesse d'exposer, toujours avec succès aux salons officiels. Il y envoie Chevaux à l'abreuvoir, en 1908 ; Un jour de marché en Espagne, en 1904 ; La Halle, en 1907; Le Balcon, en 1909.    

       

  

                                                                         Jean-Paul Clarens-Heures vécues1895              

                 

Le Musée Salies de Bagnères n'a pu conserver de lui qu’une « Feria » et nous regrettons que de cette production grandiose et généreuse, il ne reste que de très rares œuvres d'inspiration pyrénéenne en dehors de la Diligence des Pyrénées - Uri Char à bœufs de la Vallée de Campan, un triptyque offert à son ami Dominique Berrut évoquant la chasse aux palombes. Dans son atelier figure encore une frise, pochade pleine de verve représentant une procession à Bagnères et où les anciens reconnaissent quelques personnalités amies du peintre. Checa, nous l'avons dit, ne pouvait certes pas encourir le reproche de ne pas savoir dessiner, que des jaloux adressaient à Delacroix : il a en effet laissé des illustrations, des lithographies remarquables, en particulier de belles compositions sur la vie de Napoléon 1er. On retrouve aussi son sens aigu du mouvement dans quelques sculptures de sa main, telles 'que Peau Rouge au galop, Char Romain, Courrier du Tsar, Don Quichotte qui ont été abondamment reproduites. Parmi ses dernières œuvres, nous ne rappellerons que La femme Kabyle (1910), Entre deux oasis (1911), Crépuscule (1912), Halte à la fontaine (1914).

  

 

 

Médaillé aux expositions de Paris, Vienne, Madrid, Chicago, grande médaille d'or à l'Exposition de 1900, Checa était Chevalier de la Légion d'Honneur et Chevalier de l'Ordre de Charles II d'Espagne. Sa robuste santé qui semblait garante d'une longévité active s'altéra brusquement vers 1916 et il mourut à Dax en 1916, à l'âge de 56 ans. En des temps moins cruels, il aurait certainement obtenu de la critique l'hom­mage que méritait un grand talent qui apparente Checa aux peintres les plus éminents de la fin du XIXè siècle.

 

Ulpiano Checa contracte une urémie en 1910. Au début de la guerre 1914-1918, les Checa s’installent à Bagnères-de-Bigorre, il part se soigner à Dax. Il décède le 6 janvier 1916. En 1960 ses héritiers ont fait une importante donation de ses œuvres à sa ville natale, près de Madrid, où il est inhumé avec son épouse, et qui a donné naissance a un musée qui lui est consacré et porte  son nom.

 

 

Il est intéressant de consulter les ouvrages :

 

-Diccionario de pintores y escultores españoles del S.XX-1994-FORUM-ARTS.SA

-Pintores españoles en Roma (1850-1900) TUSQUETS EDITORES-1987

-Imagenes de una España romantica a una España de luz- Catálogo Museo San Telmo-1990

-Los Orientalistas de la escuela española –Eduardo Dizi Caso-ACR Edicion-1997

-Otros emigrantes- Pintura esañola del Museo de Bellas artes de Buenos Aires.1994-Caja Madrid

-Pintors espanyols a Paris 1880-1910 -Fundació « La Caixa »2000

-Jean-Paul Clarens : Heures vécues- Savine, 1895

- Zacharie Astruc : Le Généralife, Sérénades et songes , Société Française d´Editions d´Art, Paris 1897

-Ulpiano Checa : La Perspective  Société Française D'éditions D'art L. H. May 1900

-Spanish Master Drawings 1500-1900- Sandra Tatsakis - - Museum Boijmans Van Beuningen, Rijksmuseum …2003

 

 

 

 

 

Zacharie Astruc-Ulpiano Checa…Sérénades et Songes !                                                                          

 

                                                                                                                                  

            « Un atelier aux Batignolles »   Z.Astruc par Edouard Manet    Z.Astruc par Carolus-Duran  Z.Astruc par U.Checa 

               Henri Fantin-Latour

 

Nous connaissons Z. Astruc comme critique d’art, poète, peintre et sculpteur ; ami  et défenseur  des peintres  comme Manet, Monet, ou Fantin-Latour. Son image est immortalisée, assis à côté de Manet, dans le « Groupe des Batignolles » d’Henri Fantin-Latour ou bien  ses portraits sont réalisés par Edouard Manet ou  Carolus-Duran.

Astruc fut aussi voyageur, dans un élan post-romantique,  découvreur des œuvres, des monuments et artistes dans l’oubli à l’époque. Aussi, un personnage clef dans la récupération de l’œuvre du Greco. Il trace  avec des indications ses voyages et  séjours  en Espagne, à partir de 1865. Préparatif  du voyage de Manet il rédige un ouvrage, avec ses notes, poèmes et réflexions.

U. Checa  réalisera plus de quatre-vingt dessins qui serviront  à illustrer  ses textes. 

… Tous les deux … « Portés d’un même élan »…

 

 

 

 

  Quittant Rome, le cirque et les quadriges d’or   

 Les monts pyrénéens aux splendeurs azurées                                    

  Tu viens à moi, Checa, te révélant encor

  Semant de tes rayons mes pages…

 

                                                                                                                                                  

                                                                                                                                                                                                                                                                  

 

En 1895, Checa  commence à travailler à l’encre de Chine-plume et lavis-sur les textes qui vont illustrer les textes de Zacharie Astruc, et qui furent édités en 1897, par la Société Française d’Editions d’Art.

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

“ Le train bleu”                                                                             

   Apothéose de l’Art-nouveau                                                                                                                                            

 

                          

                       Gare de  Lyon - Paris | «Le Train Bleu »,     | Monte-Carlo, Toulon, Arles et Montpellier.

 

                              

   Fusain et gouache blanche | 90 x 73 cm, avec cadre | c.1900-Projets pour les grands plafonds peints au Buffet de la Gare de  Lyon à Paris «Le Train Bleu », Monument National, Représentant les villes de Monte-Carlo, Toulon, Arles et Montpellier.                                                                                                                                                                                                                       

 

 

Paris 1900 : Checa est présent dans toutes ses disciplines.

C’est en 1900 que Checa publie « La perspective » son  grand  traité de perspective, théorique et pratique, avec des illustrations.

C’est aussi à Paris, en 1900, qu’il reçoit la visite du poète Juan Zorrilla de San Martín, alors ministre plénipotentiaire d’Uruguay en France, qui lui demande d’illustrer son poème « Tabaré ». Pour cela, une année plus tard Checa se rendra à Motevideo et dans le Rio de la Plata.

 

                                                                                                                                                                                                                                                              

     Dessins et lavis réalisés pour illustrer Tabaré de Juan Zorrilla de San Martín                                                                                                                                                                                                                                        

 

 

Il illustre aussi"Quo Vadis ? par l'image" dans "l'art du théâtre"1901, Checa est présent, hors concours, au salon des artistes français 1900, avec des huiles, et des oeuvres sur papier. Aussi à l'exposition universelle 1900, il obtient une grande médaille d'or, avec "Les derniers jours de Pompéï". Il fera aussi une des grandes affiches lithographiques annonçant l'exposition : "L'Andalousie au temps des Maures."

 

Checa dans son atelier Faubourg Saint Honoré

 

          

  

 

C’est dans le Paris 1900 qu’il réalise ses peintures murales Art-nouveau. Certaines pour des commandes privées : salons littéraires et hôtels particuliers, comme « La toilette de Vénus » reproduite dans son traité : « La perspective » ; d’autres pour honorer des commandes publiques, comme les décorations de plafond du « Buffet de la gare » à la gare de Lyon, (qui deviendra  ensuite le restaurant « Le train bleu » et sera déclaré monument historique par André Malraux en 1972).

La gare était un énorme monument dont l’horloge située à soixante-quatre mètres de haut avançait de cinq minutes afin que les voyageurs ne ratent pas leur train.

Le 07 avril 1901, quand le président Emile Loubet inaugure « Le buffet de la gare » et la nouvelle gare de Lyon à Paris, la compagnie P.L.M. était au sommet de sa puissance. Elle mobilisa une trentaine d’artistes pour célébrer les régions ou les villes qu’elle desservait …. Paris, Lyon et Marseille, mais aussi Alger, Avignon, Grenoble ou Monte-Carlo.

U.Checa fut chargé de représenter les villes de Monte-Carlo, Toulon, Arles et Montpellier.

 

 

              

 

                     

 « La  perspective »                              « La toilette de Vénus »

 

 

   

 

 

       

    

U. CHECA - LA PERSPECTIVE – Société Française d’éditions d’Art - L. H. May.- Paris 1900 -comprenant 67 problèmes et 100 planches avec texte explicatif et applications pratiques.

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=-MFW-mRNY1c  

 

http://www.youtube.com/watch?v=PMgDGGSNlvM    

 

 

*Notice complète présenté à cette époque dans le Dictionnaire national des contemporains, sur la direction de C.E. Curinier. | Office général d'éd. de librairie et d'imprimerie. (Paris) | Célébrités -- France -- 19e siècle – Biographies Bibliothèque nationale de France

 

Peintre, né le 3 avril 1860 à Colmenar-de Oreja (Espagne). Ses études artistiques faites à l’Ecole des Beaux-Arts de Madrid, avec les professeurs Manuel Dominguez. Federico de Madrazo, A. Ferrant et P. Gonzalvo, il fut, malgré son jeune âge, en 1879, nommé aide de ce dernier. L’étude approfondie de la perspective, qu'il fit avec M. Gonzalvo, le familiarisa avec les différents ordres d'architecture et ceci explique pourquoi les tableaux de cet artiste sont si précis sur ce point.

 

 

                                                                                                             « Études réalisées à Madrid et durant son séjour en Italie à l'Académie d'Espagne à Rome * : 1884-1887 »                                                                                              

 

                                                                                                                                                              L'Académie d'Espagne à Rome est fondée en  1873, par le misistre d'Etat de la première République Espagnole, Emilio Castelar y Ripoll. Installé dans un bâtiment dit : « le Tempietto de San Pietro in

 

  Montorio », construit en 1502 par Donato Bramante, mandaté par Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille.

 

 

M. Checa ayant obtenu le grand prix de Rome, partit en 1884, pour cette ville, où il demeura jusqu'en 1887. Ses envois de Rome : Nymphe Egérie, Numa Pompilius, furent remarqués et le dernier : L’Invasion des Barbares, lui attira les félicitations du roi d'Italie, qui le vit à l'Académie, et lui valut une première médaille à Madrid. L'année suivante, il obtenait à Vienne (Autriche), pour la même œuvre, une autre première médaille, Enfin, dans cette même année (1888), dernière de son grand prix et qu'il passa à Paris, il exposa, au Salon des Champs-Élysées,  l’Enlèvement de Proserpine, qui ne passa pas inaperçu.

 

Membre du jury, dans la section espagnole, à l’Exposition universelle de 1889, cet artiste y fit connaître un petit tableau intitulé : Dans l Eglise, et donna au Salon de la même année une superbe Vue de la place de la République à Paris.                                                                                                                                         

 

 

 

                 

 

                    Numa  Pompilius                      L'invasion des Barbares                                 

 

Depuis lors, M. Checa a successivement produit des œuvres dans lesquelles s'est révélé son talent si particulier, qui ne procède de personne, et où il a su volontairement se défaire de toutes les tendances de l'école espagnole, en conservant toutefois la couleur et la lumière qui font le charme de la peinture de ses compatriotes. " Il aime passionnément les chevaux au galop, écrivait M. Gilbert Hamererston dans The Scribner Magazine, et il les représente avec une extraodinaire énergie."

 

 

 

 

    «  En côte ! | La carrière »

 

 

Parmi les envois aux Salons parisiens les plus remarqués de l'excellent artiste, il convient de citer : Course de Chars à Rome, qui obtint la 3* médaille au Salon de 1890 et reparut avec succès à l'Exposition universelle de 1900 ; l'Invasion d’Attila (1892) ; les Derniers Peaux-rouges (1893) ; la Naumachie (1894) ; Waterloo (1895) ; la Carrière (1896) ; le Rapt (1897) ; Départ pour la Fantasia et, A la foire de Séville (1898) ; Don Quichotte de a Manche dans la bataille avec les moutons, toile très remarquée (1899) ; Mazeppa, œuvre d'un superbe mouvement (1900).

 

 

       

 

On doit mentionner aussi les tableaux suivants : Le Lasso dans les pampas de ’Amérique, A l’Abreuvoir, Entrée de Chars au Colysée, Diligence dans les Pyrénées, Idylle aux portes de Pompéi, la Sortie du Vainqueur, Paestum, remarqués à l'exposition particulière que fit l’auteur, en 1895, ainsi que de nombreux portraits de personnalités de Paris, de Madrid et d'Amérique.

 

Comme illustrateur, M. Ulpiano Checa s'est fait connaître par de belles compositions pour la Vie de Napoléon I", publiées en Amérique, par celles du Généralife de M. Astruc et par plusieurs lithographies non sans mérite.

 

Professeur de dessin, son enseignement est recherché. Il a publié un important ouvrage sur la Perspective, où il dit justement :

"Je serai doublement satisfait d'avoir fait quelque chose pour mes collègues en leur procurant les mêmes plaisirs que j'éprouve moi-même chaque fois que la perspective complète mes dessins par ses effets variés et sa prodigieuse précision. "

 

En sculpture, M. Checa a su donner à ses chevaux et à ses figures, le mouvement vigoureux qui règne dans ses toiles : le Don Quichotte et Sancho Panza, de son exposition particulière en 1895, le Peau-rouge en 1896, le Rapt en 1898, et le Courrier du Czar en 1900, au Concours hippique, furent très appréciés.

 

   

        

-Médaillé aux expositions de Paris, de Vienne, de Madrid, de Chicago et de plusieurs autres villes de France et de l'étranger, il a obtenu, à l'Exposition universelle de 1900, une grande médaille d'or. Hors-concours à la Société des Artistes français, M. Checa est chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre de Charles III d'Espagne.

 

 

 

 

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